Beatiho, une création de Guylaine Renaud et Beñat Achiary créée à Arles en Juillet 2010 dans le cadre du Festival les Suds.

Beatiho est un concert en forme de chemin, un parcours initiatique où dialoguent et se conjuguent le féminin et le masculin dans l'expressivité et l'énergie des textes des deux grands poètes mystiques.

Beatiho est une création du Voyage des 10 - la programmation Hors les murs du Museon Arlaten/Musée départemental d'Ethnographie sur une proposition de Guylaine Renaud. Une production d'Association d'idées en partenariat avec le Museon Arlaten/CG13.


* LE CONCERT


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En photos ...
Quelques moments du concert du 12 juillet 2010 à Arles (Eglise de la Major) - Festival des suds.


Llama de amor viva


Vivo sin vivir en mi


Beatiho


Monte Carmelo


Fleur du Carmel


* LE REPERTOIRE

Llama de amor viva, Jean de la Croix - Vivo sin vivir en mi, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila - Nada te turbe, Thérèse d'Avila - Vuestra soy, Thérèse d'Avila - Monte Carmelo, Jean de la Croix - Las exclamaciones, Thérèse d'Avila - et aussi
L'annonciation, Bernard Manciet - Rosh Hakarmel, Guylaine Renaud - Fleur du Carmel, Anonyme - Beatiho, Guylaine Renaud.

* PETITE HISTOIRE DE LA CREATION

Les Beatiho ont été le point de départ de la création.

Beatiho est le terme provençal pour désigner les boites vitrées confectionnées par les nonnes dans les Carmels de Provence, au XVIIIe et XIXe siècle.
Considérées aujourd'hui comme des œuvres d’art populaire, ces objets de dévotion étaient en leur temps de véritables oraisons manuelles, un prolongement de la prière.

“Il n’est pas de bronze
Mais de bois.
Petits morceaux de planches fines
Paille, bouts de soie,
Vernis au blanc d’œuf,
Teintés au brou de noix,
Carré de toile,
Cousue,
Fleurs de papier.
Ouvrages de dames.
Une prière.
Oraison de simplicité.
Petite boite, microcosme,
Pictura est laïcorum scriptura.
Clôture, transparence,
Dans l’infini du silence,
Dieu seul suffit.“
Extrait de “Beatiho“ Texte de G.Renaud


VOIR DES PHOTOS DES BOITES VITREES.

LIRE LA BIBLIOGRAPHIE DE LA CREATION

Guides spirituels Carmélitains depuis le XVIe, Thérèse d'Avila et Jean de la Croix le sont toujours dans la doctrine et les modes de vie des Carmels, dans la façon d'être au monde et pour le monde par la prière.
Un chemin entre les Beatiho (fabriquées dans les Carmels autrefois) et les poésies de Thérèse d'Avila et Jean de la Croix s'ouvrait donc naturellement.

Beñat Achiary chantant des poésies de Jean de la Croix - qu'il a notamment enregistrées dans l'album “la Cité invisible“ aux côtés de Pedro Soler, Ramòn Lopez...- il est apparu évident à Guylaine Renaud de choisir d'interpréter des poésies de Thérèse d'Avila; une manière de faire entrer en résonance les écritures de ces 2 personnages charismatiques au destin hors du commun, liés autant dans leurs entreprises que dans leurs expériences mystiques, en chemin du “Bien-Aimé“.



Pour information ... En quelques mots ...

* THERESE D'AVILA, JEAN DE LA CROIX : réformateurs de l'Ordre Carmélitain et poètes mystiques

A 20 ans, Thérèse entre au couvent de l’Incarnation d’Avila.

En 1562, sous son impulsion, le petit monastère de St Joseph est fondé, création d’un type nouveau de communauté, mieux adapté à l’époque et cherchant à être intérieurement plus fidèle à la tradition du Carmel.
Pendant 20 ans Thérèse va poursuivre son chemin en entraînant les autres. Elle quittera son petit recoin de Dieu, à Avila, pour partir sur les mauvaises routes de Castille et d’Andalousie et donner naissance à 17 monastères. Elle suscite le même élan chez les carmes, dont l’un des premiers fut Jean de la Croix.

En 1567, Jean de la Croix rencontre Thérèse d’Avila qui vient de fonder dans la ville un Carmel de sa Réforme et souhaite entraîner quelques frères dans sa Réforme de l’Ordre…

Un an plus tard, il inaugure avec deux autres compagnons, dans une masure de village perdu, Duruelo, une vie de retour aux pratiques primitives de l’Ordre. Thérèse veille à la réussite de l’entreprise, engagée non sans difficulté. Très vite, Jean devient formateur de nouveaux membres. Plusieurs nouvelles fondations s’en suivent : Mancera, Pastrana. Thérèse a été envoyée par les autorités de l’Église à l’Incarnation d’Avila, le grand couvent où elle était entrée à vingt ans, pour y introduire sa Réforme. En 1572, elle y fait venir Jean à demeure, avec un autre frère déchaux, surtout pour accompagner spirituellement les moniales.

Pour Thérèse ce sont 20 années de joies et de tracas, d’affaires à mener en bousculant les oppositions de tous ordres, 20 ans pour laisser des écrits qui comptent parmi les chef-d’œuvres de la littérature et de la spiritualité : Correspondances, le Chemin de perfection, le Château intérieur, Conseils spirituels, poésies et prières.

Toute la vie de Jean, riche de dons naturels et oblatifs, est marquée par une intense expérience spirituelle et apostolique. Il est maintenant reconnu comme le Prince des poètes. Sa poésie composée en langue castillane, dans les formes du temps, est faite de 999 vers.
Ses grandes œuvres sont : les Cantiques spirituels, La Montée du Carmel, Nuit obscure, la vive Flamme d’amour, traités et commentaires partiels de ses poèmes.