• 19 mai : Visite à la Famille G. sur leur campement aux Ségoneaux.

Visite organisée en partenariat avec l'association Yaka de Gitana

Photos : Olivia Moura


Un campement de fortune, ici et ailleurs. Cet ici est en bord du Rhône et cela n'a rien de bucolique ... rats, vipères d'eau, mouches sont sur la place...


Après les présents des visiteurs, les bises et les remerciements, la photo d'arrivée laisse place à cet état des lieux alarmant.
Mais la joie de recevoir dissipe vite les plis soucieux du front de Ninaï, place au chant !





Les enfants posent !
Ils sont avec nous
Les enfants jouent !
Tout près de nous

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Ici, on reçoit souvent des visites : les équipes sociales, médicales, les amis, les cousins, les voisins ceux du campement de la gare ...et aujourd'hui les Passeurs. Ils ont amené avec eux des chants, des histoires et des images ...

La famille G. arrivée de Hongrie est à Arles depuis 2 générations, pourquoi Arles ?
"Les Saintes maries de la mer ne sont pas loin“ explique Santio “ici c'est chez nous !“

Guylaine leur chante un texte écrit au XIXe qui raconte l'épopée des Saintes Maries et le pèlerinage aux Saintes Maries de la mer : "bèlli santo tant puissanto de tout coustat, li gènt venoun vous canta, vouguès li escouta“ - Graphie mistralienne. (Belles saintes, tant puissantes, les gens viennent vous louer, veuillez les écouter)

Reprendre la route, n'est plus d'actualité, vivre en campement oui pour la vie !
Alors Guylaine en profite pour sortir les repro. amenées, offertes par les Passeurs !
Les yeux s'illuminent les langues se délient devant “Les roulottes campement de Bohémiens“ de Van Gogh.

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Les gens du voyage sont chez eux à Arles, ils y sont depuis si longtemps.

“Nos parents vivaient dans des roulottes comme ça, oui c'est très ancien, c'était il y a très longtemps ...“
Les regards deviennent rêveurs, un appel sonne à leur âme que nous n'entendons pas ! On imagine ... Peut être ... Alors Ninaï chante ...

Après les larmes, les soupirs et les applaudissements nous évoquons les bergers de Crau, d'autres anciens derniers nomades ! Aujourd'hui, difficile d'imaginer une transhumance, on ne veut plus les moutons dans les villages, les drailles n'existent plus, les brebis voyagent en camion !

Un texte de chanson circule De paso en la vida (Texte de Sandrine Delrieu-Musique de Guylaine Renaud). Il dit : "les corps sont des chemins, les chemins sont bordés d'herbe sauvage (...) nos pas sont des racines, créateurs d'oasis, l'oasis est rencontre au 4 coins du monde. Yallah, Yallah ... De paso en la vida !"

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Une ôde au voyage, à la création.




  • 13 juin : Fête de quartier du trébon, une invitation du mas Clairanne aux Passeurs


Photos : Régine François

Nous avons amené nos tapis, nos fauteuils, nos coussins, Sophie de Solid'arles a amené les fruits.
Il faisait très chaud ce jour là, mais sous le jeune platane-baobab chants et paroles se sont échangées.

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“Nous sommes les passeurs, nous venons de Griffeuille est d'ailleurs...notre aventure a commencé il y a un an et demi.“
Griffeuille en poésie pour se présenter. 5 moulins sur une carte. Poème de Guylaine Renaud.

Madeleine A. raconte l'experience de Solid'arles à Griffeuille, un magasin de légumes pas comme les autres “de la terre à l'assiette“.
Ils font le lien entre les petits producteurs et le consommateur. Légumes issus de la culture raisonnée. (Ateliers culinaires, fêtes et repas de quartier, partenariats ...) Solid'arles une idée de la convivialité ! Avec Sophie Bovero à la direction !

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Et puis on raconte les soirées d'été à Griffeuille et le marchand de glace, le baleti sous la pinède.

Le groupe vocal de Barriol animé par la chanteuse Emmanuelle Bunel est venu nous rendre visite ; une chanson en présent et autres chants à partager !

Hélas la sono et la direction du Mas Clairanne plus fortes que nous (ça c'est pas sûr !) aura eu raison des Passeurs.

Une rencontre que l'on aura demandé d'interrompre (comme si nous nous étions clandestinement installés ... ?) mais qui a fini en chantant.
Ah ! les belles fêtes de quartier !