ASSOCIATION D'IDÉES

Dalila Khatir

Dalila KHATIR est comédienne, chanteuse.

De formation lyrique, Dalila Khatir explore des mondes musicaux très divers avec une grande aisance et une grande créativité.

Sa voix claire et chaleureuse engage le spectateur à partager avec elle une aventure musicale des plus audacieuse, dans un grand élan de générosité.

Elle s'est produite notamment dans de nombreuses mise en scène d'Akel Akian, François Pesenti (Hanoudia de Tahar Ben Jelloun, La Poudre d'Intelligence de Kateb Yacine, Prométhée Enchaîné d' Eschyle, Les Bacchantes d'Euripide…).

Elle aborde aussi l'opérette (La Veuve Joyeuse, La Périchole) .

Et d'autres spectacles lyriques notamment l'Opéra Eclaté, mise en scène d'Olivier Debordes , l'Opéra de Quat'sous de K.Weill, La Vie Parisienne, Dédé de Christiné, ainsi que Zarzuela o historia de un patio mise en scène d'Alain Maratrat.

Plus récemment après La fête continue d'Olivier Debordes, Détours de Richard Dubelski et Tentative d'Opérette en Dingo Chine, texte de Serge Valletti, mise en scène Patrick Abejean, elle se produit dans Les Brigands d'Offenbach mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makaïeff à l'Opéra de Bordeaux, Caen et Nancy, citons aussi Le médecin malgré lui de Gounod à l'Opéra de Massy, ainsi que Poétique, Politique, Paroles de Femmes, spectacle créé par F.W. Michaux, et des spectacles de musique alternative et d'improvisation avec Maggie Niccols et Fred Frith.

Accueillir la création “les Magnanarelles“ !

LES MAGNANARELLES

2 chanteuses réussissent la rencontre de deux voix aux accents et timbres sensiblement différents pour un répertoire original.
Un spectacle empreint de douceur, gaité, et babillages pour un voyage dans le monde de la sériciculture du 19e, très féminin !

Dalila Khatir : chanteuse lyrique - Soprano / La Biographie de Dalila Khatir

Guylaine Renaud : chanteuse-conteuse / La biographie de Guylaine Renaud

Durée du spectacle : 1h15

Spectacle sonorisé : Fiche technique établie en fonction du lieu de représentation. A la demande.

Equipe technique :
1 technicien son
1 technicien lumière


Une version acoustique du spectacle peut être proposée !

LA CREATION SONORE

Les Passeurs, mémoire et chant de convivialité, Création sonore.

Fiche technique.

Nous avons besoin de :

-1 espace fermé de 15 m2 minimum - prises électriques dans la salle - mobilier de salon type : table basse + fauteuils/canapés/poufs/tabourets bas/tapis

A prévoir : - le gardiennage de l'installation.
- un espace de convivialité en dehors de la salle où seront servies des boissons.

Nous amenons :

- 6 petites enceintes
- les câbles d’enceintes
- des prises et des rallonges
- un ordinateur

Nous assurons le montage et démontage de l’installation.

La création sonore a été présentée : à la Compagnie (Marseille), à l’espace Van Gogh 2008 (Arles), à la Friche Belle de Mai (studio Euphonia).
Prochainement : A la Cité de la Musique le 10 et 11 juin 2010.

Les Passeurs explorent Griffeuille

LES PASSEURS A GRIFFEUILLE de Février à juin 2009

  • Retrouvailles dans la douceur de l'hiver et évocations de souvenirs...


Denise C. raconte :" lors de mon arrivée dans les années 1965-1966, la vie se déroulait autrement. Griffeuille était entourée de marais, cela ressemblait à la campagne...les loisirs y étaient rares, une certaine convivialité sociale y régnait, les gens s'entraidaient mutuellement. Le soir des groupes de gens sur leurs chaises se formaient un peu partout. En 1966 ma famille fut la première à acquérir un poste de télévision Noir et Blanc...“

La Télé de Maman Cilluffo


Cette évocation, rappelle à Nacima C. le jour où son père à Alger en 1956 est arrivé à la maison et a demandé aux enfants de choisir entre l'achat d'une voiture et l'achat d'une télé ! Ils ont répondu en choeur ... la télé !
Voilà comment Climat de France reçut sa première télé...et la maison des C. elle, la visite incessante d'amis, de voisins, de parents (ce qui leur fit quelquefois regretter de ne pas avoir choisi l'automobile ...) Rires de Nacima ...



Pour terminer la séance Valérie C. nous offre une berceuse corse que lui chantait sa mère.
Le texte de la chanson.

Il était une fois Griffeuille...

Régine F. nous a amené ce plan cadastral de 1830. Quelques noms résonnent encore aujourd'hui ...Chemin des Jonquets, Ecoulage dit de Viguierat...quant au Grand chemin de Marseille ?

Jaunes sont les pâtures, les prés palustres, les oliviers, les terres
Blancs sont les prés
Roses sont les jardins
Rouges sont les mûriers

Au lot 49 une cabane
Au 66 une bergerie
Au 38 et au 68 une maison
Au 119 et 126 un moulin détruit
Au 130 une écurie et une bergerie

De 1830 à 1960 un saut par dessus les champs...

1961, M. Cachet et Mlle Corias vendent à la SEMPA un terrain de 59234 m2...
1968, 530 logements sont construits.

En 1973 à Griffeuille le loyer pour un F3 était de 292 F charges comprises ! Le bon temps ?

J.Yves Lepesant montre Griffeuille :

sans la tour avec

sans .......... avec

Rares traces des années 60/70 à Griffeuille, les photos de cette époque ont déserté les boites d'archives de la SEMPA.
Qui aurait ça ?




  • Le tour de Griffeuille, par jour de grand vent !

RV sur la Placette !

Lignes droites face Nord, seul le vent se hasarde dans les coursives.

Lente progression face au vent, le tour commence là !

Le long du Viguierat, quelques souvenirs fugaces viennent à l'esprit. C'était le temps où les grandes s'occupaient des petits.

Pourrait-on trouver la Campagne Louise sur le cadastre de 1830 ?

On vient de retrouver une des photos disparue le 24 décembre lors du “Passage de l'an“ ! (Polaroïd pris par David de TNTB durant ces jours de fêtes) Bien au chaud sur le coeur de celui qu'elle n'avait semble t-il plus quitté depuis lors. Vite, on en a fait une photocopie...et on l'a restituée à son propriétaire ! Certains souvenirs sont plus précieux que d'autres ...

Au sud le chemin.

“Le tour de Griffeuille en 5 moulins“ de G. Renaud

Ils vont comme se donnant la main
Vestiges d'un temps où le mistral soufflant
Faisait tourner les ailes
Qui envolaient les champs
Aux cimes des nuages

5 moulins parsemés
Guident nos pas
Et dessinent le tracé sinueux
Où l'on aime à se perdre

5 moulins sur une carte
Absorbés dans le bâti
A peine si on les devine
Dans leur nouvel habit de pierre

Moulins caméléons
Bien planqués dans leur camouflage
Ne savent pas que peu à peu nos yeux
S'acommodent
Et comme un jeu d'enfant, on les compte sur les doigts.''

le 1 est celui de l'impasse Chanoine, du Moyen Age le dit-on. -

le 2 est le moulin à tabac -

le 3 c'est de “Van Gogh“ qu'on le nomme, car il le peint et aujourd'hui se restaure

le 4 porte le nom d' Amans

A vous de trouver le 5e... Mouleyres d'autrefois.

Griffeuille en balade, 5 moulins sur une carte.


Vestige d'une butte.

Discussion, les Passeurs racontent à des étudiants leurs aventures, leurs projets ...


  • Balade à l'étang de Beauchamp


Tout prés de Griffeuille, l'étang de Beauchamp vestige des marais qui entouraient Arles autrefois.

Gris le ciel... Et le vert ...

Grise l'eau... Et le vert ...

Grise la terre... Et le vert ...

Bientôt l'étang sera jaune de fleurs d'iris ...

Par dessus l'étang, les écrits se lisent, les mots s'envolent. << - Ce que l'on entend ici, ce n'est pas le silence. tant de variétés d'espèces chante Ent, crient, beuglent, mugissent, coucoulent craquètent, chuchotent, hululent ou nasillent...lumière après la pluie, un voyage entre le ciel et l'eau.>> Biblio ici - Et les grenouilles de Beauchamp là !



Au loin Griffeuille bien plantée dans ses lignes.Seule la voie rapide la sépare du chant des grenouilles.

Et passent et repassent les camions sur le canal routier.



Accueillir une rencontre des passeurs !

LES RENCONTRES DES PASSEURS

Chaque rencontre s’invente en fonction des envies, des idées, des interlocuteurs, des partenaires mais utilise l’oralité et ses formes comme medium : témoignage, récit, chant, contes, poésie…
Guylaine Renaud se déplace avec un groupe de personnes “les Passeurs“ qui peuvent amener le nécessaire à l’organisation de la rencontre conviviale : mobilier léger, éléments de décoration, friandises...
La structure d'accueil choisit le lieu de la rencontre et mobilise le public qui participe ou assiste à la rencontre.
Cet accueil peut revêtir des aspects divers en fonction là aussi, des envies et des idées et du cadre dans lequel elle a lieu.

La proposition d’accueil reste ouverte et l’échange s’adapte à la mesure des possibilités.

Chaque rencontre fera l’objet d’une préparation en amont avec les partenaires concernés (habitants et organismes divers)

Principe des rencontres

-Organiser l’accueil du groupe de convives invités par elle ou invités par d’autres.
-Préparer un met et/ou conduire des préparations culinaires collectivement.
-Travailler sur un écrit ou une prise de parole assorties à la thématique.

Guylaine Renaud accompagne chaque rencontre en amont : dans le choix des thématiques, dans l’aide à l’écriture ou à la formulation du projet de prise de parole (histoire, conte, chant, intervention musicale..).Elle rentre en contact avec les différents intervenants “Passeurs“.

Tout au long de la rencontre Guylaine Renaud est la médiatrice : elle suscite les mots, stimule la prise de parole, met en évidence le plaisir que suscitent ces moments de paroles partagées où transitent souvenirs et savoirs.

Les Passeurs Mémoire et chant de convivialité

LES PASSEURS, mémoire et chant de convivialité de février à juin 2008

Interview de Guylaine Renaud sur Radio Grenouille Septembre 2008

  • Le 1er Février Chez Dalila à La Genouillade Arles


Dessins de Malika Moine

C'est la première rencontre des passeurs, j'ai un peu le trac et je crois que Dalila aussi.
J'ai rencontré Dalila chez elle, où elle m'a reçu suite à une conversation téléphonique. Elle a tout de suite été partante. Je me souviens de son sourire et de l'écoute qu'elle m'a dès les premiers instants accordée. Je lui ai parlé de mon projet de rencontres imaginé comme un repas de famille où chacun tour à tour prend la parole, déclame quelques vers, raconte une histoire, chante une chanson. J'avais aussi auparavant rencontrée Nassima dans son appartement de La genouillade où nous avions bu le café. Je me souviens de cet aprés midi d'automne douillet. Toutes les deux m'ont donné confiance, j'ai senti leur parole et leur engagement pour la chose collective, dirai je un peu simplement. Avec elles j'ai senti que ce projet pouvait exister. Ce 1er Février chez Dalila il y avait Nadjet, Régine, Malika, Odile, Marinette, Nassima, Kenza, Yasser et Eliès. J'ai préparé des pets de none, jamais je n'avais fait cela. Enfant je me souviens quand ma mère les faisait c'était pas seulement les pets de none que nous dégustions mais aussi l'histoire de l'arrière grand-mère avec. Leur préparation s'accompagnait toujours les souvenirs d'enfance de ma mère qui devinrent peu à peu les miens.

Les héros de mes histoires sont ma mère, ma tante, ma voisine, mon grand père... Histoires à offrir, histoires à partager. Petites portes ouvertes sur le monde.

Dalila a proposé que nous nous rencontrions chez elle à nouveau la prochaine fois. On est ravi !

  • le 7 février Chez Chantal Rue du petit St Jean à Belsunce Marseille

J'ai contacté plusieurs personnes à Belsunce, je leur ai parlé de mon projet (Kaïd, Fatima, Jeanine, Chantal, Hafida, Cherazade...) cela a pris un peu de temps et puis on s'est lancé. Belsunce la ruche, la fourmilière, ça va, ça vient, ça rentre, ça sort tout le jour. Le soir pourtant semble apporter un peu d'apaisement à ces rues toujours en mouvement et les habitants de Belsunce retrouvent leur quartier, le temps de la nuit. Mais demain est déjà là ! Belsunce c'est comme le pain, ça se partage. C'est peut être pour cela que pour cette première fois tout le monde a accepté de prendre le temps, de suspendre son temps en plein milieu de la semaine et de le partager...comme le pain. Nous nous sommes retrouvés chez Chantal dans son bel appartement aux grands plafonds et aux belles patines sur les murs, ces murs qui racontent ses voyages en Afrique où elle repart dès qu'elle peut, bientôt... peut être même qu'un jour elle restera là bas définitivement... Tout le monde avait l'air timide ce jour là, comme toutes les premières fois peut-être ? Mais en même temps tout le monde était présent, les yeux et les oreilles grands ouverts. J'ai évoqué les repas de famille d'après guerre (que je n'ai pas connu) mais que l'on m'a raconté. Ces repas où longtemps les amis y étaient majoritaires car la famille était peu nombreuse. Un jour cela s'inversa mes grands parents conjurèrent le sort de l'enfant unique et en eurent 3. J'ai raconté la langouste à l'américaine que mon grand père faisait pour les grandes occasions (recette héritée d'un grand chef de St Raphaël et jalousement gardée sous clé dans sa mémoire) et les chansons qui se succédaient sans interruption après le café. - Roger encore une ! Jusqu'à la nuit tombée. Ce jour là 7 Février je n'ai pas fait de langouste à l'américaine mais des crêpes. Vous en comprendrez certainement la raison ! Fatima a proposé que l'on se retrouve chez elle, la fois d'après. Elle fera des Takneta, une pâtisserie qui se prépare en l'honneur de la jeune accouchée...

  • le 4 mars Chez Dalila à la Genouillade

Cette fois-ci c'est Dalila qui a préparé des Bradj, des galettes de semoule à la pâte de dattes que l'on confectionne au Maghreb pour l'arrivée du printemps, le printemps du calendrier lunaire précise t-elle qui tourne autour de fin Février.

C'est elle aussi qui a raconté le petit fragment d'histoire de sa vie à La Ciotat dans les années 60 et au delà. Les rues pavées, la toute petite maison pour la grande famille et Meriem sa mère comme le grand poële dans la cuisine, bien centrée dans la maison, toujours présente, toujours en activité pour les siens. Ce jour là pendant que Dalila racontait cette histoire, je crois qu'on aurait tous aimés être quelques instants, les enfants de Meriem. Nous avons chanté quelques chansons de printemps : L'auzel blau, Que sonne la terra. et puis nous nous sommes retrouvés le jour de Noël chez Marinette, ce fameux Noël où toute la famille a joué, costumé (Marinette avait fait les costumes) la dernière scène de la pastorale Riboun réécrite en vers par ... Marinette. Paraît-il qu'il y avait plus de monde sur la scène que dans le public ! (la cuisine avait été transformée, les décors étaient aussi de ...Marinette) Sacrée Marinette !

  • Le 6 Mars chez Fatima et Kaïd Rue d'Aix à Belsunce Marseille

Elle s'est levée à 6h du matin Fatima, pour préparer notre venue. A peine entrés dans le salon, la desserte chargée d'assiettes, de bols, de tasses, de verres... nous accueille et donne le ton des festivités à venir ! Nous faisons quelques pas et c'est la table du salon qui nous sourit. Une table aux allures de peinture mauresque avec sa nappe couleur prune aux motifs arabesques sur laquelle sont présentés les assiettes de takneta, les baghrir avec leur miel que Fatima (la voisine) a confectionné pour les passeurs et les gâteaux multicolores envoyés par la mère de Farah, en son honneur! Farah la jeune accouchée.
Fatima nous servira plus tard la soupe aux plombs, ça va avec les takneta ! Il y avait comme qui dirait un petit air de fête chez Fatima ce jour là. Tout en dégustant ces merveilles nous avons évoqué les traditions maghrebines autour de la femme qui vient d'accoucher et de la fête qui s'en suit et peut durer un mois quelquefois : parents, amis viennent honorer la mère et l'enfant, et la mère à son tour honore amis et parents. Ca m'a donné l'occasion d'évoquer une tradition provençale que Mistral décrit dans ses mémoires et récits : le rituel des relevailles de la mère (l’accouchée), accompagné de l’offrande des présents symboliques : allumettes, sel, œuf et pain au nouveau né par les amies de la jeune maman.
Et puis Sherazade a raconté les moments de bonheur quand ses cousines arrivaient à Alger et posaient leur bagages des mois durant. Ca fait tiquer les femmes algériennes qui vivent aujourd'hui en France... C'est trop, c'est trop ! disent elles. Mais nous les françaises ça nous fait rêver ! On les vit ces heureux moments décrits par Shérazade. Les moments où la promiscuité devient délicieuse. Ah ! les grandes maisonnées ... Se retrouver entre cousines et chacher, se faire des soins de beauté, inventer de nouvelles recettes, regarder les séries égyptiennes, discuter et rigoler jusqu'à l'aube, couchées toutes ensembles sur de douces peaux de moutons bien à l'abri sous d'épaisses couvertures...


  • Le 31 Mars à l'Appartement à Griffeuille -Arles




L'appartement ça sonne comme “maison“, comme “retrouvaille“, comme “famille“ ... Nous avons dressé une grande table et sommes partis directement en Algérie pour l'histoire de printemps de Nassima : un petit panier, des bradjs, une orange, et hop dans le près d'à côté pour jouer sur l'herbe. Et puis Madeleine nous a emmenés à St Brieux - Côtes d'Amor, son pays natal. La grande tradition familiale des jardins potagers : le goût des carottes tirées/mangées (même pas rincées), les fraises des 4 saisons de son grand- père et le lilas qu'elle échangeait à la fête foraine contre quelques tours de manège. Quelques ? On dit qu'elle s'y endormait sur le manège ! C'est dire s'il y avait du lilas dans le jardin de Madeleine ! Bien sûr que nous ne pouvions pas nous quitter sans déguster les galettes de Madeleine et de Régine ! Ar grampouezherez !

Dorénavant l'Appartement sera notre lieu de rencontre. Un petit chez nous en devenir...



  • le 21 Avril chez Farah, Mohamed et Fatima Rue d'Aix - Belsunce - Marseille



Wahran, Wahran ...
Voilà comment notre rencontre a commencé cet après-midi chez Farah...
Wahran, Wahran...
Nous avons chanté Waharan El bahia, Oran la radieuse, Oran la belle, Oran la si lointaine pour ceux qui l'ont quitté ... alors les larmes ont coulé et ils ont raconté Oran.
Presque toute la famille B. était là oui presque... Un tour de ville en 12 quartiers ...Casbah, St Louis, Vieux port, St Charles, (non ne vous y trompez pas, vous êtes bien à Oran) ...Sidi el-Houari, Es Siddikia, Bouamama... et Fatima a raconté la grande maison familiale vendue à la mort de leurs parents et sa grand-mère partie dans un souffle, elle était enfant...
mais bientôt le retour pour les grandes vacances, la bouffée d'air, la source...et le mariage du frère de Farah ... la belle fête que voilà, vite, vite le mois de Juin !

  • le 22 Avril à l'Appartement à Griffeuille-Arles



Madeleine, Dalila, Janine, Denise, Karima, Nassima........femmes d'ici, de là-bas, femmes d'aujourd'hui...
Par votre bienveillance et votre humanité, vous nous faites partager votre intime , vous vous dévoilez à travers une chanson, un souvenir , une gourmandise ...
Pour reprendre des mots déjà entendus " Femmes, je vous aime, femmes je vous aime ..."
Continuons sur le chemin de la sympathie et du partage...

Merci à toutes , à bientôt !

( Quand je serai aux bains d'Aphrodite à Chypre, j'aurai une pensée particulière pour vous ! ) Odile B.

  • le 13 Mai chez les “Femmes d'ici et d'ailleurs“ Marseille



Pour une première rencontre avec les Passeurs, je me suis éclatée.
L'ambiance était tellement agréable que c'est avec regret que je suis partie .
Ce qui m'a surtout beaucoup touché c'est la simplicité et la convivialité de la rencontre:
une période de détente riche en sons, en mots , en goûts et surtout en cultures dans un endroit magnifique.
Le fait de raconter cette histoire m'a fait revivre de nombreux souvenirs.
Et la plus belle surprise a été la présence de Ndèye SALL avec qui j'ai chanté et expliqué le conte.
Personnellement, j'ai beaucoup appris et j'espère que je pourrais participer à toutes les séances des Passeurs. Cette rencontre a été pour moi comme une bouffée d'air pur (et pour toutes les autres femmes aussi, je suppose).
Merci Guylaine de m'avoir fait vivre un tel moment.
Que Dieu fasse que tu réussisses dans ton projet, je te le souhaite de tout coeur parce là, tu travailles certes pout toi, mais aussi pour nous, population de BELSUNCE .
Vive GUYLAINE et vive LES PASSEURS.
Reçois bien mes impressions à chaud et réponds vite. BISOU.Binette F.


  • Le 15 mai à L'Appartement à Griffeuille


Elle nous a raconté le métissage de la Bulgarie, son pays, et de ses habitants, à l'image des feuilles de vignes farcies et de la douce charlotte subtilement citronnée, que nous avons dégustée en regardant les photos. Celles des montagnes, celles des bords de la mer Noire,celles des beaux monastères orthodoxes et puis de ces maisons en colombage. Avec son oeil d'archéologue, elle nous a parlé des Thraces et de tous ceux qui ont habité ou envahi la Bulgarie au fil des siècles. Elle nous a aussi montré ce squelette humain orné de parures par on ne sait quel peuple, qui date de 6000 ans avant notre ère... Et puis, il y a cette histoire de chant bulgare, considéré par les Bulgares comme un chant traditionnel national et qu'elle a découvert être un chant des conquérants Turcs, lors d'études à l'université d'Aix ... et elle ajoute -non sans malice- que si elle raconte ça en Bulgarie, ses compatriotes lui trancheront le cou ( avec le geste) ... Et puis, elle raconte les difficultés des jours d'hui, la mafia dans les rouages du pays, la pauvreté diffuse... Elle regrette les temps passés d'un socialisme moins rigide que ceux des autres pays du bloc de l'est, temps où chacun allait à l'école et pouvait être soigné...

Et puis, le second temps autre voyage...: Valérie nous parle de l'appartement où nous nous réunissons de puis plusieurs rencontres... Il est peuplé d'objets trouvés, biffés, apportés par les habitants du quartier : une moule ouverte en porcelaine, chef d'oeuvre du kitch, confiée à Valérie par une habitante désenchantée sur le départ; un rocking chaire dont rêvait une voisine bien décidée à le retaper; un manequin Napoléon lll... Inventaire à la Prévert Bricolage et petites histoire sont les maîtres mots de la visite...

Malika M.


  • Le 9 juin à La Compagnie à Belsunce


Quand les passeurs et la caravane des femmes se rencontrent cela fait une grande fête ouverte sur le quartier.

Pas à pas, mille pas sur les pierres en chemin... les passeurs d'Arles et de Marseille ont accueilli la caravane des femmes et la caravane comme il se doit a déplié ses tapis nous offrant à son tour Bouam de Lomé et les Roses des sables de Toggourt, invitées par le théâtre du Pied nu (Mohamed Adi). Ventres et coeurs ont vibré de plaisir.

L'orage tombant sur Marseille cet après-midi là, n'a fait qu'ajouter à la puissance de leur jeu sa touche sonore, rien n'a perturbé les Roses des sables, la musique fût plus forte que l'orage !

Je connais Mohamed Adi ce grand conteur depuis de nombreuses années et je connais aussi la persévérance qui habite son engagement dans l'action sociale et culturelle et je suis heureuse que nos engagements mutuels se soient conjugués pour cette occasion. ...une Gaâda offferte en bouquet final des rencontres des passeurs et augurant déjà de nouveaux projets d'avenir ... avec les passeurs.
Guylaine Renaud

Rencontre des Passeurs Les suds 2009

LA RENCONTRE DES PASSEURS le 16 juillet 2009 au Museon Arlaten dans le cadre des Suds à Arles.

Photo : Ville d'Arles
--- Les Passeurs réunis dans la douceur de l'après-midi autour d'un thé à la menthe pour un partage de paroles et de chants, dédiés à l'Algérie.

La rencontre des passeurs, une idée de Guylaine Renaud organisée avec les Passeurs en partenariat avec le Museon Arlaten, les Suds, l'ASTI, Solid'Arles. Un grand merci à Claudine Pellé de la Compagnie de l'Ambre pour les tapis.

Photo : Museon Arlaten - Photo : Florent Gardin

Guylaine Renaud présente la rencontre des Passeurs et nous conte l'histoire de “La femme aux semelles de vent“ Petit hommage à Isabelle Eberhart.
On écoute ici ! Enregistrement Radio Ephémère Antoine Chao pour les Suds.

Echanges et partages de paroles, lectures, chants, témoignages, impressions ...les Passeurs sont ici et disent :

Rosalba Rizzo : Extrait de “Sous le jasmin la nuit“ de Maïssa Bey. Lecture

Véronique D. : “les mots de ma grand-mère née en Algérie à Bejaia, je croyais que c'était du provençal, c'était de l'arabe !“ Témoignage.

Dalila S. : “Ma vie à Aïn Beida“. Récit

Photo : Museon Arlaten - Photo : Florent Gardin

Madeleine A. : “je ne connaissais pas grand chose de l'Algérie avant d'arriver à Arles“ Témoignage.

Régine F. : Extrait de“La cuisine de Ziryâb“ de Farouk Mardam Bey. Célébration d'une cuisine méconnue: la cuisine algérienne/ le couscous. Lecture

Les algériens d'arles et d'ailleurs : le coeur ici, le coeur là bas...

Martial G. : “un jour j'ai appris que mon grand-père était algérien.“

Photo : Museon Arlaten Photo : Florent Gardin

Fatima, Kheira et Fatia chantent “Chibani“ : quand un homme d'un certain âge épouse une jeunette; ça fait parler ...une chanson comme un léger souvenir de l'ailleurs dans la mémoire. Elles chantent, les paroles se sont envolées par ci par là, ce qui reste nous ravit, on est avec elles, dans le rythme, dans l'élan ! Car comme dit Kheira: “je suis une arabe de Salin !“

Photo : Florent Gardin Ninaï G. : chante l'exil, la route, Hongrie lointaine...


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Photos 1 et 3 : Florent Gardin

Gumbri, bendir, carcabou ... éffluves sonores de Sahara avec les musiciens passeurs ! On respire !

Jean Luc Bourlat (à g.) a appris le gumbri auprès des Gnawa.

Ajej un chant de Guylaine Renaud souvenir d'une nuit dans le Sahara : "le vent soufflait si fort que j'ai cru entendre des milliers de voix qui tournaient en tourbillon autour de nous..." Ici avec les passeurs et des musiciens de Griffeuille.
Voir ici, Ajej partagé !


LES PASSEURS
En savoir plus !

Le vélo de Jeanne Calment

-“LE VELO DE JEANNE CALMENT“
Une création de Guylaine Renaud avec Frédéric Nevchehirlian, Antoine Chao et Guylaine Renaud

FAIRE DANSER LES MOTS SUR DEUX ROUES !

Petite histoire de la création par G. Renaud

« Symbole de mobilité, le vélo évoque le voyage : “du petit trajet“ au “grand tour du monde“, de l'enfance à l'âge adulte.
Ce premier point me donnait déjà une posture favorable pour prendre un bon départ !
Ensuite bien sûr il s'est agit de trouver le lien entre cette femme qui vécut à Arles, traversa 3 républiques, obtenu le droit de vote à 70 ans, fut doyenne de l'humanité, et sa bicyclette. Une bicyclette Peugeot qu'elle acquit en 1906. Et fait RARISSIME pour l'époque : une femme sur un vélo !
Le lien c'est la bicyclette qui le fit, nous amenant au fil des ans (122 ans en 1 h de spectacle) à parcourir l'histoire du vélo, sur une trame historique de la société arlésienne et pour ne rien vous cacher ... à parler de l'émancipation des femmes et des lois de l'expansion ! »

Photos : Serge Ben-Lisa CG 13.

---"Un petit grain de raisin qui pourrait se croire le centre du monde ..."

“Arles possèderait-elle quelques secrets de longévité...à moins que ce ne soit le vélo ...“ ---

---“Chaque fois qu'il prend son vélo, d'un coup de pédale il invente le temps, il éloigne l'horizon et agrandit l'espace, le vélocipédiste expérimente les lois de l'expansion.“

---“Coumo un vòu de rato-panado, sus lei camin, ei promenade, d'amount, d'avau, d'eici, d'eila, de longo vesèn barroula,messiès lei veloucipedisto.“ (Graphie mistralienne) (Comme une envolée de chauve-souris, sur les chemins et les promenades, en haut, en bas, ici et là, on voit sans cesse vadrouiller messieurs les vélocipedistes.)


--- “eh oui c'est Marius Allard du vélo Club arlésien qui arrive le premier de la course du Lyon républicain, après avoir parcouru 560km en 20h58 mn et 40 s sur bicyclette Peugeot !“

---“une femme sur son vélo traverse le temps. Son vélo a deux roues, deux roues pour faire le tour d'une vie ...une vie en 122 cases“.


SON !Extraits du concert

1- Poussières d'étoile Voix Antoine Chao - Texte Hubert reeves - Allo terre ? Ici Cosmos. Y. Gagarine vous parle 1961.

2- La bicyclette Voix/percu Guylaine Renaud, Guitare Fred Nevchéhirlian - Texte Guylaine Renaud

3- Les Bloomers du Kentucky Chant Fred Nevchéhirlian/Guylaine Renaud - Texte poème satirique USA 1880 de Mackenzie

4- Une femme, un vélo Voix Guylaine Renaud - Texte Guylaine Renaud

5- Jeanne Voix Fred Nevchéhirlian/Guylaine Renaud - Texte Fred Nevchéhirlian - Montage son Antoine Chao


SON !Radio

- Equinoxe de Caroline Bourgine France Culture 30 novembre 2008 - Ecouter
- Plug in de Robex Radio Grenouille - Ecouter
-“Jeanne Cament, une héroïne populaire “ : Dominique Serena-Allier Conservatrice du Museon Arlaten et Yannick Jaoul Président de la société taurine La Muleta interviewés en public le 21 Novembre par Caroline Bourgine. En écoute ici !

Presse

Article Concert&Co - Lire l'article

Lettre

Une lettre posthume adressée par Caroline Bourgine à Jeanne Calment le soir du spectacle.
Lire la lettre

Sources/Bibliographie

- les 120 ans de Jeanne Calment du Docteur Allard, Docteur V. Lèbre et Jean-Marie Robine - Le cherche midi éditeur 1995
- Jeanne Calment l'oubliée de Dieu de France Cavalié - TF1 Editions 1995
- La grande histoire du vélo de Pryor Dodge - Flammarion 1996
- Bicyclettes de chez nous de François-Xavier Sacase - Editions MDM 1995
- Sur deux roues de Jacques Seray - Editions du Rouergue 1988
- Petite histoire du temps de Sylvie Baussier et May Angeli - Syros Jeunesse

Entretiens sonores

- Edmond Blanc - Yves Blatrix - Famille Dall'opio “les arènes du cycle“ Arles

Archives sonores

- Allo terre ? Ici Cosmos ! Y. Gagarine vous parle - Paris 1961
- Fréquences éphémères
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LE VOYAGE DES 10
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La vitrine judéo-comtadine

“ LA VITRINE JUDEO-COMTADINE“ Une création de Guylaine Renaud avec Françoise Atlan et Guylaine Renaud.

Petite histoire de la création par Guylaine Renaud

''C’est en me promenant dans les salles du Museon à la rencontre des centaines d’objets exposés que la Vitrine s’est mise sur mon chemin comme une évidence.

J’aurais pu jeter un coup d’œil furtif aux objets entreposés ça et là à l’intérieur, sans ordre, ni logique muséographique apparents et puis passer mon chemin. Mais voilà la belle vitrine de chêne ce jour-là, fût incontournable, elle était là sur ma route, elle m’appelait !

On la nomme ici : la vitrine judéo-comtadine

L’inaccessible à l’intérieur : liturgie judéo-comtadine de Darius Milhaud, Esther de Carpentras de Lunel, arrêtés, livres de prières, lampes, mégilla, chofar, mézouzoth, photos … 74 objets réunis par Isaac Lunel dit Albert Lunel de Carpentras. Un concentré de mémoire sous cloche, des fragments de culture et déjà beaucoup, beaucoup de questions.

Si certains objets étaient loin de m’être inconnus, en revanche la dénomination judéo-comtadine restait pour moi très approximative.

Alors comme l’archéologue qui s’attend à trouver, qui sait dans sa quête qu’il va trouver ce qu’il cherche, équipée de ma seule humilité en guise de certitude, j’ai élu ce jour là la vitrine judéo-comtadine, objet incontournable de l’histoire de la Provence.

Alors la vitrine m’a ouvert son cœur et comme son cœur se sont ouvertes les Carrieras, juiveries, messila, ghetto du Comtat Venaissin où vécurent 3 siècles durant ceux que l’on appela les Juifs du pape''.

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SON ! Extraits du concert

1- Un monde dans une vitrine Voix : Guylaine Renaud - Texte de Guylaine Renaud

2- Arvoles Chant : Françoise Atlan - Chant judéo-espagnol

3- Efta'h sefatay berina Chant : Guylaine Renaud/Françoise Atlan - Pyout (Chant de circoncision judéo-comtadin)

4- Lo sacrifici d'Abraham Chant : Guylaine Renaud - Air de l'Annonciacion (Chant populaire de haute Provence) Arrangement Guylaine Renaud

5- Lou sermoun di jusiou (extrait) Voix : Guylaine Renaud/Françoise Atlan - Extrait de la version parue dans l'Armana Provençau de 1875


Presse

Revue l'Echo des carrières N° 53 - Article de Gilbert Montel Président de l'Association Culturelle des Juifs du Pape (ACJP)

Lire l'article


Sources

-Les chapeaux jaunes du Pape de Laurence Benveniste

-Le sermon des juifs : mémoire de Master II d’Occitan de Frédéric Vouland

-Les juifs du pape de René Moulinas

-Les juifs du pape à Carpentras de Georges Brun

-Jérusalem à Carpentras d’Armand Lunel

-L’écho des carrières revue éditée par l’Association Culturelle des Juifs du Pape

-Le fond judéo-comtadin du Museon Arlaten : inventaire et détail


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Les magnanarelles

* “LES MAGNANARELLES“__ d'aprés le Tableau d'Emile Avon 1867, Une création de Guylaine Renaud avec Dalila khatir et Guylaine Renaud.

- Allez, allez, c’est aujourd’hui, c’est aujourd’hui, au grenier, oui au grenier ! Vous pouvez monter, on y est ! Fine, Hugheta, Marie-Jeanne, Naïs ! Delfina ! Ramène encore des corbeilles !

Lo magnan = le vers à soie (en provençal) – magnanarelà = magnanarelle

Petite histoire de la création “Les Magnanarelles“ par G.Renaud

« Une création en forme d'hommage aux éducatrices de vers à soie, véritables “mères nourricières“! C'est le regard anthropologique porté à leur fonction qui m'a guidé tout au long de l'écriture. Le livre de Françoise Clavairolle “Le magnan ou l'arbre d'or“ est venu corroborer mon ressenti ; une mine d'or pour moi ! La maternité et la féminité dans tous ses états. Totalement dévolues à cette activité durant 3 mois, les magnanarelles n'existent plus que pour leurs petits, je veux dire leurs vers. Du couvage de la graine sur leur poitrine aux nuits de veille pour nourrir les chambrées (de vers à soie) pour arriver au cocon et à leur abandon aux mains des filles dans les filatures pour une euthanasie par étouffage... Tous les ingrédients du mythe sont là, concentrés sur 3 mois de temps, chaque année.

__De l'évocation de la route de la soie, long chemin parcouru pour venir jusqu'à nous au décoconnage - scène dépeinte dans le tableau d'Emile Avon -, j'ai écrit un spectacle chronologique et chromatique – alternance de lumière et de pénombre, de calme et de tumulte sonore, du gris clair des murs de chaux, aux couleurs chatoyantes des vêtements des magnanarelles du tableau, le temps de la croissance du vers jusqu'au cocon.

Une création faite de sensualité et de babillages, d’alliance d’éléments techniques et de superstition. Comme il fut enthousiasmant de se glisser dans la peau des magnanarelles, dans la Provence rurale du XIXe !»__


LES DIFFERENTS TEMPS DE LA CREATION EN QUELQUES MOTS ... (extraits des textes)

LA ROUTE DE LA SOIE : fileuses au travail sur leur bobine ou vers au travail sur leur cocon; une introduction en forme de processus, dans le jardin du cloître...jusqu'à la scène

L'ARBRE D'OR - conte et chant
(…) « Ce soir-là, comme tous les soirs après avoir mis la chaîne à la porte de l’étable, il alla se coucher sur sa paillasse aux côtés de sa brave épouse, et comme tous les soirs après avoir regardé le ciel, il s’endormit.
La nuit était claire et une vague lueur de lune filtrait au travers des fentes des vieux volets. Tout était calme alentour, les bêtes calmes elles aussi, dormaient. Et rien ni personne cette nuit-là, ne sembla voir ni entendre le vieux moine approcher lentement de la ferme, avec sa canne de bambou. Personne non, personne dans la maison, ne fut troublé par le grincement de la porte ni par les pas de l’homme sur le vieil escalier de bois. Et le vieux ne broncha pas quand le moine posa ses yeux bienveillants sur lui et le vieux ne se réveilla pas aux paroles qu’il lui glissa à l’oreille :
« j’ai voyagé au pays du levant là où de l’arbre du sage pleut des larmes de joie, feuillage en offrande à l’être qui de sa trompe soyeuse vêtit les princes et donne éternel respect à ses éducateurs… … C’est l’arbre qui fait danser la lumière, On le nomme l’arbre d’or C’est l’arbre qui fait naître la lumière, Morus Alba »

LES NOUETS :
Poème didactique (1600)

Pour couver ces bons œufs aucun font qui les monstrent,
Aux chaleurs du Soleil ou à d’autres chaleurs,
Mais ceux qui les tétons des pucelles rencontrent,
Vivent mieux et ont plus de vie et de vigueur.

De toutes les chaleurs la chaleur la plus naïve,
Est celle que l’amour a mise en de beaux seins
La graine dans trois jours s’y trouvera hastive,
Mais elle éclot fort tard par tous autres desseins.


L'ESPELIDA : un dialogue entre une mère qui prodigue ses conseils et sa fille. C'est le temps de l'éclosion des oeufs. Entre savoir-faire et émotion; deux femmes penchées sur un berceau ...

« Attention aux courants d’air !
Attention ! Pas trop prés de la cheminée !
Hache finement quelques jeunes feuilles de mûrier
Ils sentent la feuille, ils mangent !
Pendant que tu vaques à tes occupations,
Tu peux veiller sur eux. (...)
Dans 5 jours …leurs premières maladies
Ils s'alitent.
Oh la graine répond !
C’est la levée ! »

LE LABO: la croissance des vers se compte en 5 âges. A chaque âge, sa quantité de feuilles, sa T°, son taux d'hygrométrie.
Comme une mère qui allaite son enfant; donner à manger aux vers toutes les 4 h ! Une période très délicate où l'expérience et le savoir faire sont de mise, car les nombreuses maladies et autres malédictions guettent “lo magnan“.

« Ils partent toute la famille avec la charrette, dans la fraîcheur des premières lueurs, à la pointe du jour.
ils vont ramasser la feuille tout le jour, tout le jour cueille la feuille, la saqueta à la ceinture.
Sauf la femme ! A pas feutrés dans ses semelles de cordes, à pas feutrés sur les malons encore frais.
Allume les cheminées !
Il est minuit, il est 4h, il est 8h, il est midi, il est 4h, il est 8h, il est minuit.
Monte, descend !
Ca respire, ça respire !
Mange, mange !
Plus d’espace !
Changer la litière !
Change de peau.
Papier magnan ! Papier magnan ! »

LES MAGNANARELLES : chant et dialogues parlés
C'est le temps de la couleur, de la lumière et de la gaîté. L'éducation a été menée à son terme, les magnanarelles vont tirer profit de leur travail, la famille va réintégrer ses appartements car pendant 3 mois, c'est le magnan qui occupe tout l’espace de la maison.
C'est maintenant la fête, le temps des danses et des chants …et de la babille...au moment de la St Jean...



Photos : Serge Ben-Lisa CG 13. Les Magnanarelles à l'Abbaye de Silvacanne (Roque d'Anthéron-13) le 22 août 2009.


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SON ! Extraits du concert

1- Extraits de différents morceaux.

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